15 mars 2011

De la démarche d'ouvrir un blog...

Pas d'article depuis plus d'une semaine. Celui d'hier était un billet vite fait pour signifier que j'étais toujours vivante et celui d'aujourd'hui sera plus certainement un billet d'humeur. J'en ai vu fleurir sur plusieurs blogs, des billets comme celui ci, me demandant pourquoi... Pourquoi certaines personnes jugeaient la vie d'autrui sur quelques lignes laissées via le net et pourquoi ces blogueuses se sentaient obligées de s'expliquer sur l'intérêt de ce qu'elles faisaient dans ses encarts joliment décorés où nous prenons plaisir à semer des pensées, nourrir des idées et récolter vos sympathiques commentaires.

Et puis on se met soi même à penser de ce qu'il en est dans son propre petit jardin. Mon jardin à moi je l'ai planté alors qu'il me fallait trouver « un truc ». Le mot «  truc » prend ici son sens de supercherie. Il me fallait donc un truc pour prouver à mon esprit qu'il pouvait continuer à écrire malgré tout ce que je lui infligeais. Qu'il pouvait continuer à produire, à créer, à un moment où je n'étais pas vraiment capable de grand chose. Ça a donné ça, puis ça... puis aujourd'hui ça... Mon blog se fut un peu un fil d'Ariane qu'une « Moi futur » serait venu me tendre dans le passé pour que je m'y retrouve aujourd'hui. Une « Moi futur » qui m'aurait dit «  N'oublie jamais que c'est vraiment de ça dont tu as envie ». Mon blog est passé de supercherie à un exercice sur lequel je m'applique plus ou moins selon le temps et l'envie. Un exercice parmi d'autre, depuis peu, qui me prouve que mon « Moi futur » avait raison de m'encourager et à mon « Moi passé » de ne pas perdre courage.

Dans ma bulle, je ne fais de tord à personne. Je parle de ce que j'aime, apporte mon gravier sur la toile, je partage...

J'aime savoir que mes parents, mes frères et sœurs passent par ici. C'est souvent à vous, aux petits, que je pense lorsque je poste des photos plus personnelles. Mes amis les plus prêts géographiquement parlant, savent le temps que je passe à concocter ce qui se passe ici. Ils savent ma démarche et mes efforts pour contrôler le temps , ici, dans un emploi du temps déjà bien chargé.

Merci à tous pour tout vos encouragements, pour le sérieux avec lequel vous prenez mes bavardages et l'intérêt que vous y portez. Je sais qu'à cause de moi, certains se retrouvent à rapper du savon de Marseille et à passer trois heures à rouler de la feuille de nori.

Mais des fois, on a beau être bien entourée, savoir que l'on ne fait rien de mal, que l'on est dans un état d'esprit de partage, on reste étonné de ce qui peut en ressortir.

tif

Parce qu'il y a peu de temps, on m'a dit qu'il fallait apprendre à dire « je »...

J'étudie en ce moment « l'écriture du moi » et la prise de risque que cela demande. Écrire un blog est de « l'écriture du moi ». Je vous livre ici des moments de ma (nos) vie. Je prends le risque de partager des informations. Moi, petite Norethrud, je vous parle de moi. Je ne vous juge pas. J'écris naïvement ici, car j'aime écrire, j'aime écrire que j'aime cuisiner, j'aime lire, j'aime...

Mais ne pensez pas qu'ici se résume ma vie et que me lire suffit à savoir qui est ce « je ».

Je suis une planète, et vous êtes ici sur l'un de mes continents... visitez... simplement...

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Crédit photo 1: Léa.

Posté par Nore Thrud à 15:22 - - Permalien [#]
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